Après avoir montré des hésitations, le Président de la République et le Premier ministre ont tranché : l'entrée en vigueur du prélèvement à la source ne fera pas l'objet d'un nouveau report.

Le prélèvement à la source se substituera donc, dès 2019, aux régimes des acomptes provisionnels et de la mensualisation.

En pratique, le prélèvement à la source prendra deux formes distinctes, selon les revenus concernés :

- pour les revenus imposés dans la catégorie des traitements et salaires, celle d'une retenue à la source, opérée par un tiers collecteur (employeur, caisse de retraite, Pôle Emploi…) ;

- pour les autres revenus (revenus fonciers, revenus des travailleurs non-salariés), celle d'un acompte (mensuel ou trimestriel) prélevé directement par l'administration auprès des contribuables.

Les contribuables disposent d'un délai expirant le 15 septembre 2018 pour exercer les options relatives au prélèvement à la source.

Pour ce faire, ils doivent se rendre sur leur espace fiscal personnel (site www.impots.gouv.fr, rubrique "Gérer mon prélèvement à la source").

Ainsi, les contribuables mariés ou pacsés peuvent opter pour l'individualisation du taux du prélèvement à la source (à défaut, ce taux sera déterminé au niveau du foyer fiscal).

Par ailleurs, au titre de la retenue à la source, les salariés pourront opter pour l'application d'un "taux neutre" (déterminé en faisant abstraction de leur situation familiale et de leurs autres revenus).

Si ce taux neutre est inférieur à leur taux personnalisé (déterminé en prenant en compte leur situation familiale et leurs autres revenus), les salariés devront verser chaque mois un complément à l'administration fiscale.

Enfin, les contribuables pourront opter pour le versement d'acomptes trimestriels (à défaut, leurs acomptes seront prélevés mensuellement).